... ChApitre 5 ...

... ChApitre 5 ...
Il parle, parle, parle tellement... Les mots me traversent l'esprit sans rien atteindre. Sa voix lente et passive n'arrive pas à me capter. Mes yeux regardent dans le vide. Ils sont d'ailleurs les seuls, car autour de moi, tout le monde semble très attentif à ce que dit le directeur de Poudlard. Le fameux discours de bienvenue... c'est bien la première fois que je m'en intéresse si peu. Mais je n'y arrive pas, je n'arrive pas à écouter. Tout mon cerveau semble passionné par un autre sujet : le médaillon.

Horrible.

Je le garde depuis tout à l'heure bien serré au creux de mon poing. Sa chaîne en or entoure mon poignet. Il me donne l'impression de me réchauffer toute la main. Comme si il pouvait me donner un peu de chaleur... J'ouvre doucement ma main pour l'observer une dernière fois. Je le cache sous la table, de telle façon à ce que personne ne puisse le voir. Je regarde la petite photo de moi à l'intérieur... J'ai beau essayer de me rappeler, la scène ne me dit rien. Je suis pourtant âgée sur cette photo. Je dois avoir le même âge que maintenant ! Je sourit, tourne sur moi-même, puis fixe l'objectif et c'est à ce moment précis qu'apparaît la flamme dans mon regard. Un seul mot me vient à chaque fois à l'esprit : diabolique.

Dumbledore : ... joyeuse année à tous, et bon appétit !

J'ai l'impression de me réveiller d'un seul coup en entendant les élèves applaudir autour de moi. Le discours est enfin fini. Harry commence déjà à manger, tant la nourriture de Poudlard lui a manqué durant 2 mois chez sa tante et son oncle. Moi, je n'ai pas très faim. Le voir avaler à une telle allure me donne envie de vomir. On dirait qu'il la remarqué, parce qu'il s'arrête d'un coup, en plein dans sa lancée, et me regarde, ahuri.

Harry : Hermione... tu... vas bien ?

Sans que je puisse comprendre, tout le monde se tourne lentement vers moi, interpellés par l'intonation de la voix d'Harry. Neville ouvre de grand yeux, Ron oublie d'avaler ce qu'il a dans la bouche, et Ginny fronce les sourcils en me voyant. Il n'y a que Luna qui semble ne pas être perturbée. Je les regarde, interloquée.

Moi : Quoi ? Pourquoi vous me regardez comme ça ?

Ginny : Hermione... tu es toute blanche. Tu es sûre que ça va ?

Ron : Tu as la tête qui tourne ? Tu ne te sens pas bien ?

Neville : Tu devrais peut-être aller voir l'infirmière...

Harry : Oui, c'est vrai... Hermione ? Tu es toujours avec...

Mais d'un coup, plus rien. Leurs voix s'estompent, me passent à travers. Ce ne sont plus que des sons graves qui me tapent dans la tête un à un. Leurs visages deviennent long, puis petits, puis flous... Je n'entends plus que quelques voix incompréhensives. Mes membres semblent m'avoir laissé tomber, je ne sens rien. Au ralenti, je sens ma tête basculer, sans pouvoir la retenir. Elle entraîne tout mon corps, j'aperçois une fraction de secondes mon poing serré sur le médaillon, je me sens tomber à terre, mais je ne réagis pas. Enfin, je sens le choc de ma tête sur le sol dur, mais je n'ai pas mal. Je suis affalée par terre. Même si je ne les vois pas, je sens du mouvement autour de moi, des personnes, qui se lèvent d'un coup. Je ne comprends rien, plus rien à ce qu'il m'arrive. Je ne suis plus consciente.


Mon Histoire Est Déjà Toute Tracée, Alors Patience...
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# Posté le lundi 31 mars 2008 11:16

Modifié le lundi 31 mars 2008 11:28

... ChApitre 6 ...

... ChApitre 6 ...
Des voix... des murmures... des bruits de pas... une respiration lente... Mon cerveau commence doucement à se remettre en route. Mes yeux sont fermés, et pourtant, je perçois la chaleur du soleil au petit matin. Une odeur délicate de lavande vient me chatouiller les narines. Je viens de me réveiller. Mes yeux s'entrouvrent, puis s'ouvrent complètement. Je découvre alors autour de moi une pièce. Je suis allongée dans un lit. Je ne comprends plus rien. Aucun souvenir ne me revient. Je tourne lentement ma tête vers la droite et...

Moi : Ahou !

C'était mon petit cri de douleur. En effet, ma nuque semble comme engourdie. Je veux mettre ma main sur celle-ci, mais mon bras reste bloquée le long de mon corps ! J'ai mal. Mal de partout. Je me sens courbaturée de partout. Je fais une grimace, et m'aperçois à ce moment-là de la pièce dans laquelle je suis : c'est bien l'infirmerie de Poudlard !

Qu'est-ce que je fais ici ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Je me sens tellement impuissante, je ne comprends vraiment rien. Mon rythme cardiaque s'accélère, alors que je me rends compte que je suis presque paralysé. Je ferme les yeux de douleur. Mon corps ne m'appartient plus. Je n'arrive même plus à réfléchir.

Enfin, après une bonne dizaine de minutes, mon corps commence à se dégourdir. Mes idées sont enfin claires dans ma tête. J'arrive même à bouger. Lentement, mais alors très lentement, je me lève du lit sur lequel j'étais paralysée, et je m'assoie, le souffle court. Ma tête tourne un peu. J'attends quelques minutes avant de me lever. Mes pas sont lents, disgracieux, j'ai l'impression d'être dans les vapes. Je m'approche de la porte de bureau de l'infirmière. Je prie pour qu'elle soit là, j'ouvre la porte et...

Mme Pomfresh : Oui, c'est pour qu...

La femme s'arrêta nette dans sa lancée en me voyant apparaître. Je crus qu'elle venait d'avoir une crise cardiaque. Elle se lève d'un bond, après avec repris ses esprits, et s'avance à grands pas vers moi.

Mme Pomfresh : Mon Dieu ! Par Merlin ! C'est incroyable ! Mademoiselle Granger... Oh Mon Dieu...

Elle me dévisage de haut en bas. Elle m'agrippe d'un seul coup pour ne pas que je tombe par terre. Je ne comprends rien à ce qu'il se passe.

Moi : Qu'est-ce que... Mais...

Mme Pomfresh : Je vous interdis de dire un mot, Miss ! Il faut vous reposer, vous tenez à peine sur vos jambes... Oh Mon Dieu... C'est Incroyable...

L'infirmière me ramène vers mon lit. Je me rallongea sur le lit, et prit plusieurs coussins et les mit de telle façon à ce que je puisse me redresser dans le lit. Quand elle eut fini, le la dévisagea, pour qu'elle m'explique. J'ai encore tellement de questions que je ne veux pas attendre. Elle me regarda à nouveau. Je remarquai aussitôt que son regard était différent. Elle paraissait plus froide, sèche, que d'habitude.

Mme Pomfresh : C'est merveilleux, Hermione ! Enfin, vous êtes réveillée... j'ai du mal à le croire ?

Moi : - d'une voix un peu trop faible – Me réveiller ? Comment ça, je ne comprends pas...

Mme Pomfresh : Vous étiez dans le coma depuis 3 mois, Miss.

La nouvelle tomba comme un gros rocher du haut de la falaise. Je n'en crois pas mes oreilles. Dans le coma ? 3... MOIS ?! C'est impossible ! Comment... Pourquoi... Hein ? Je ne sais même pas quoi répondre à ça. Heureusement, l'infirmière parle avant que j'en ai le temps.

Mme Pomfresh : Ne vous inquiétez pas, Hermione. Je peux comprendre que tout cela soit déroutant, mais c'est la vérité. Pour l'instant, je vais vous donner quelque chose pour votre mal de tête... Je me trompe ?

Je fis un petit non de la tête. En effet, j'ai un mal de crâne horrible.

Mme Pomfresh : Très bien. Bon, je suppose que vous voulez voir vos amis. Ils vous expliqueront tout ce qui s'est passé, Hermione. Je vais chercher M. Malefoy.

Je crus qu'elle avait mal entendu. Avait-elle réellement associé «amis» avec le nom de Malefoy ?! Ce devait être une erreur. Je la regarda avec des grands yeux, sans comprendre.

Moi : Par...pardon ?

Mme Pomfresh : Eh bien oui ! Je vais vous chercher Drago Malefoy. Je crois que vous n'avez pas les idées très claires... Ne vous inquiétez pas, tout reviendra dans l'ordre très bientôt, Miss.

Sur ce, elle disparaît derrière la porte de l'infirmerie. Je n'eus même pas le temps de la retenir. Je crois rêver... Où est-ce que je suis ? Qu'est-ce qu'elle veut dire par « dans l'ordre » ?! C'est un cauchemar, je viens de comprendre. Mais oui ! Je vais me réveiller dans mon lit, chez moi. Tout cela est faux.

Je ferme les yeux et essaie tant bien que mal de «sortir» de ce cauchemar. Quand enfin je ré ouvre les, il n'y a que la porte du bureau de l'infirmière en face de moi...

Dites-Moi Ce Que Vous En Pensez, Et Si Vous Comprenez Ce Qui Est En Train D'arriver A Hermione...
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# Posté le mardi 08 avril 2008 12:39

... ChApitre 7 ...

... ChApitre 7 ...
Les événements me dépassent complètement. Je n'arrive pas à croire que je viens bien de me réveiller d'un coma de 3 mois... 3 mois ?! Je sens les larmes me monter aux yeux. C'est horrible. Pourquoi, comment est-ce possible ? Je ne me souviens de rien, rien du tout ! Ma vie était tranquille, avant ce réveil. En une seule nuit, tout a changé. Que m'est-il arrivé ? Oh mon Dieu... Je n'ai jamais eu autant envie de revoir mes amis qu'aujourd'hui. En parlant d'amis, l'infirmière ne m'aurait pas parlé de... Malefoy ?! Lui ? Un ami ? Elle a du confondre, se tromper, croire que j'étais une Serpentarde.

Les minutes passent, passent... et personne n'arrive. Je suis seule, désespérément seule à me morfondre sans réponse dans cette infirmerie à l'ambiance glaciale. Je me décide enfin à bouger un peu. Je tourne la tête vers la droite. Un miroir est posé sur la table de chevet. Qu'elle tête est-ce que je peux bien avoir, après avoir dormi pendant 3 mois ? Je prends le miroir, l'approche de mon visage et...

Je sens mon souffle se couper de surprise. Devant moi, se trouve une fille me ressemblant, avec les mêmes trais que moi, la même bouche, le même nez mais... quelque chose de flagrant et de différents : du crayon noir, beaucoup de crayon noir sur les yeux, un piercing au nez, du mascara à n'en plus finir et... le médaillon.

Oui, le médaillon, accroché là à mon cou, le médaillon de Malefoy. Je réalise seulement maintenant que je suis le portrait craché de la fille, supposée être moi, du médaillon. Je pose le miroir sur la table et décroche le médaillon de mon cou. Comment est-il arrivé là ? Je me souviens seulement l'avoir gardé dans ma main, c'est tout. Je l'ouvre à nouveau. Ce regard... Je me rend compte seulement à cet instant que je suis maquillée de la même façon que sur le petit portait. Etrange... Encore plus qu'étrange, incompréhensif !

Le bruit de la porte qui s'ouvre à la volée me fait sursauter. Je lève les yeux et découvre Dumbledore, qui se rue vers moi.

Dumbledore : Hermione ? Vous allez bien ?

Moi : Euh... Oui monsieur...

Voix : HERMIONE !!!!!!

Dernière le directeur de Poudlard, apparait soudain celui dont j'ai, pour le moment, le moins envie de voir le visage... Malefoy se rue vers moi et se jette sur moi. Il m'enlace très fort et ne me lâche plus. Moi, je suis... pétrifiée de terreur !!! Qu'est-ce qu'il fout là ? A l'aide ! Mon Dieu, qu'est-ce qu'il lui prend ?

Mme Pomfresh : Mr Malefoy ! Je vous en conjure, lâchez Miss Granger !! Vous allez l'achever !

Sous les protestations de l'infirmière, Malefoy se décide à me lâcher. Pour moi, le temps vient de s'arrêter, je suis dans une autre dimension. Mon nom n'a pas changé, mais tout le reste est différent. Je les regarde, un à un, sans comprendre. Il me fixe aussi. Et d'un coup, je fonds en larmes. J'enfouie mon visage dans mes mains, personne ne sait quoi faire. Je sens une présence qui s'approche de moi, mais je suis inconsolable.

Mme Pomfresh : Hermione ? Hermione, écoutez-moi. Je sais que ce n'est pas facile, mais il va falloir que je vous explique quelques petites choses. Comme je vous l'aie dit tout à l'heure, cela fait 3 mois que vous dormez dans ce lit. Votre famille, vos amis, tout le monde est venu vous voir, mais vous ne vous réveilliez pas.

Moi : Dans le coma ? Mais pourquoi ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Ma voix tremble comme si j'avais 60 ans de plus. Je suis complètement désespérée. L'infirmière se tait soudain à la suite de ma question. Elle regarde du coin de l'½il le directeur, qui s'avance et dit d'une voix claire :

Dumbledore : Des élèves se sont ligués contre vous pour vous tendre un piège, et quelqu'un vous a poussé violemment dans les escaliers. Vous vous êtes cognée la tête contre le mur, et vous ne vous vous êtes plus réveillée.

Moi : ... on m'a poussé dans les escaliers ? On me voulait du mal... Mais qui ? Qui m'a poussé ?!

Dumbledore : Je suis désolé... C'était Mr Harry Potter.

C'est comme si j'étais en train de mourir. Ma vie se mit à se dérouler devant les yeux. Je vois Harry se jeter sur moi alors j'ai le dos tourné et me pousser dans le vide... Je ne comprends pas. Pourquoi a-t-il fait ça ? C'est un cauchemar.

Mes yeux pleurent, pleurent continuellement sans pouvoir s'arrêter. Près de moi, je sens que Malefoy fait de même. Mais je m'en fiche. Tout ce qui importe, c'est qu'Harry aie faillit me tuer. Il n'y a que le Directeur de Poudlard qui semble tout comprendre, et qui reste impassible. Lentement, il s'approche de moi, s'assoit sur le lit et me dit :

Dumbledore : Miss, pouvez-vous me dire votre nom ?

Moi : ... Je... Je suis... Hermione Granger.

Dumbledore : Et quel âge avez-vous ?

Moi : ... 17 ans...

Dumbledore : Très bien... Et maintenant, dans quelle maison êtes-vous ?

Moi : Gryffondor...

Là, le directeur me regarda comme si j'avais une tâche de peinture sur le visage. Tout le monde me regardait comme ça, d'ailleurs.

Malefoy : ... qu... quoi... ?

Dumbledore : Vous êtes sûre que vous êtes à Gryffondor ?

Moi : Oui ! Sûre et certaine !

Dumbledore : Ok... Et maintenant, pouvez-vous me dire qui sont vos amis ?

Je les regarde, apeurée. Il me fixait tous, impatients de connaître ma réponse. D'une petite voix, je dis au directeur :

Moi : Bah... Harry, Ron, Ginny, Neville et Luna...

Mme Pomfresh : Oh Mon Dieu !

Malefoy : Hermione... arrête s'il te plaît...

Dumbledore : Je crois que Miss Granger a été dans une autre dimension pendant son coma, et elle ne se souvient que de ça. Le médaillon que Mr Malefoy vous a offert par amour pour vous a du se décrocher lors de votre chute. C'est pour cela que vous avez voyagé dans un autre monde. Le fait de vous l'avoir remis au cou vous a fait comme un électrocho, et vous êtes revenu dans le vrai monde.

Malefoy : ...oui... je lui ai cherché partout, avant de le retrouver ce matin dans un couloir... Je lui ai mis au cou ce matin...

Dumbledore : Et vous avez très bien fait, car sans ça, Miss Granger ne se serait jamais réveillée.

Tout le monde autour de moi semblait comprendre ce qui m'arrivait. Moi, je n'arrive toujours pas à croire cette histoire... Je suis Hermione Granger, de Gryffondor. Et ça, il ne le croient pas.

Dumbledore : Ne vous inquiétez pas, Miss. Vous allez très vite vous réadapter à votre vraie vie.

Moi : Ma vraie vie ? Elle est donc si différente de celle que j'ai rêvée ?

Dumbledore : En quelques points, en effet... déjà, vous n'avez pas été envoyée il y a 7 ans à Gryffondor, mais à Serpentard.

Ca veut tout dire. Le portrait dans le médaillon... J'avais du prendre cette photo dans ma « vraie » vie, c'est pour cela que je ne m'en souvenais pas. Et ce regard que je ne reconnaissais pas... je comprends, maintenant. J'ai rêvée pendant ce foutu coma toute mon autre vie, qui était entièrement fausse, le contraire de ce que je suis en réalité...

C'est un Peu Compliqué, Je Vous l'Accorde, Mais J'espère Que Vous Aimez Toujours Autant ! ^^
70 Com's = La Suite




# Posté le mercredi 09 avril 2008 10:27

!!! 800ème Commentaire !!!

!!! 800ème Commentaire !!!
J'ai du Mal à le Croire, Mais Fiind-l0ve a Mis Aujourd'hui Le...

800ème Commentaire sur Mon Blog !

[ Merci à Tous de me Rester Fidèle. ]
[ Je Ne Vous Laisserai Pas Tomber ; ) ]


... Ciao ...

Loving-Draco

# Posté le mercredi 09 avril 2008 12:50

... ChApitre 8 ...

... ChApitre 8 ...
Cela fait maintenant 2 jours que je suis à l'infirmerie. Je ne mange et bois presque plus. Je ne dors pratiquement pas, et quand j'arrive à somnoler, je fais des cauchemars. Des cauchemars affreux, où je suis une personne odieuse. Je n'arrive toujours pas à croire ce qui m'arrive. Le Directeur et l'infirmière ont voulu me parler un peu de ma vraie vie, mais je leur aie crié dessus pour qu'ils se taisent. Je ne veux pas savoir, pas apprendre ce que je suis vraiment. J'ai l'impression d'être en deuil. En deuil de moi-même. La personne qui est celle que je veux être n'est qu'un rêve. Je ne suis en réalité qu'une Serpentarde sans c½ur.

J'ai peur. J'ai tellement peur de sortir de l'infirmerie, et d'affronter les autres. Quel regard aurons-ils sur moi ? Savent-ils que j'ai perdu la mémoire ? Et si oui, vont-ils en profiter pour me rendre les mauvais coups que j'ai dû leur faire ? Tant de questions... Et pourtant, je reste là, dans ce lit. Mes amis me manquent, ils me manquent tellement... Le fait de penser qu'ils me détestent me fait souffrir à un point inimaginable. Quand je pense à eux, je ne peux m'empêcher de pleurer. Je ne sais pas se que sera mon avenir. Pour l'instant, je n'en ai pas.

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, la porte de l'infirmerie s'ouvre lentement. Je rabats la couverture sur moi, en espérant que la personne s'en aille vite. J'ai n'ai envie de voir personne ! Qu'ils me laissent tranquille !...

Voix :
Hermione ?

En dépit de mes implorations, la personne vient vers moi. Je ne réponds rien. Je ne sais pas qui vient me voir. Je ne veux pas savoir. Mais la personne ne lâche pas prise et s'approche de mon lit. Je peux ainsi voir le visage de mon visiteur. Une robe de sorcier noire et verte, avec le sigle de Serpentard... Tiens donc ! La chance me sourit... -_-'. Des cheveux blonds platine, un visage pâle et carré, des yeux gris-bleu.

Malefoy est venu me voir.

Nous nous fixons sans rien dire pendant quelques secondes. C'est la première fois que je peux le regarder tellement en détail. Un frisson me parcourt le corps. C'est la première personne que je vois depuis longtemps. Il s'approche de moi, toujours les yeux plongés dans les miens.

Malefoy :
Tu... tu vas bien ?

Ses mots me résonnent dans la tête. Je suis tellement peu habitué à cette voix douce et calme qu'est celle de Malefoy. Je ne le vois que depuis quelques secondes, mais je suis déjà en train de rencontrer une nouvelle personnalité chez Malefoy. Pourtant, je ne peux pas m'empêcher d'être sur la défensif. Je le crains, je n'ai aucune confiance en lui. Je ne me souviens que du méprisable, odieux et cruel Malefoy de mon rêve.

Moi : Euh... Oui...

L'atmosphère se le fait ressentir, nous sommes tous les deux mal à l'aise. Soudain, il tend une main vers mon visage. Je sursaute de ce geste inattendu, et dégage d'un coup sa main avec la mienne. Il me regarde désespérément. Je m'en veux presque à cet instant d'avoir montré tant de rejet. Son regard devient suppliant.

Malefoy : Je suis si horrible que ça, dans le monde dont tu te souviens ?

Je ne sais pas si je dois fondre en larme devant tant de détresse, et lui répliquer qu'il est mon pire ennemi.

Moi : Je... Je suis désolée...

Malefoy : Ce n'est rien, Hermione. Je sais que ça doit être affreux, pour toi. Mais quoi que tu saches sur moi, je peux te dire que c'est faux.

Moi : Eumh...

Malefoy : Tu as peur de moi ? Pourquoi, Hermione ? Pourquoi est-ce que je te fais peur ? Qui crois-tu que je suis pour toi ?

Sa voix, désespérée, monte soudain d'un cran. Je fronce les sourcils de pitié. Je devais lui expliquer. Je ne pouvais pas le laisser comme ça !

Moi : Non, non... Tu ne me fais pas peur, mais... enfin... Tu le sais bien, dans mon rêve, je suis à Gryffondor, alors...

Malefoy : Alors QUOI ?! Tu me détestes ?

Moi : ...oui...

Il se calme aussitôt après ma réponse assez directe. Il soupire longuement et met sa tête dans ses mains. Je l'aie blessé. J'ai blessé Drago Malefoy. C'est tout bonnement incroyable. J'ai presque envie de pleurer en le voyant. Je ne peux pas le laisser comme ça ! J'avance ma main d'un geste hésitant, la recule, puis finalement la pose sur son épaule. Je sens qu'elle tremble.

Moi :
Pardon, pardon, pardon ! Je suis désolé d'avoir dis ça... Ecoute... Dans se que je me souviens, nous nous détestons, c'est vrai. Mais je sais à présent que ce n'est pas la réalité ! J'ai l'impression que... que tu tiens plus ou moins à moi ?

Il se tourne lentement vers moi en entendant mes mots. J'enlève ma main de son épaule et nous nous fixons à nouveau.

Malefoy : En effet, je tiens à toi, Hermione. C'est même plus que ça, nous nous connaissons depuis tous petits, et je n'ai jamais cessé de t'aimer.

Mon c½ur fait les montagnes russes. Je suis scotché par ses mots. Oh Mon Dieu, quelle déclaration ! Je savais très bien qu'il m'aimait – et que c'était sûrement réciproque -, mais l'entendre le dire de sa propre voix ne fait pas du tout le même effet que de le lire sur un médaillon. Je ne sais pas quoi dire. Si je parle, ma voix ne sortira pas correctement, je le sais. Heureusement, c'est lui qui continue :

Malefoy : Je peux te le jurer, Hermione. D'ailleurs le médaillon est la preuve même que je te dis la vérité. Je sais que tu ne t'en souviens pas, alors je vais te raconter... Ca fait 6 ans que nous sommes à Poudlard, dans la même maison qu'est Serpentard. On se connaissait déjà avant, car nos maisons voisines. Pendant nos 10 premières années, nous avons toujours été les meilleurs amis du monde. Nous avons fait tous nos coups ensemble ! – J'esquisse un sourire pour la première fois – Mais en secret, nous étions amoureux, Hermy. Nous n'avons pu nous l'avouer que lors de notre 4ème année à Poudlard ! Je t'ai offert le médaillon, et quand tu as lu l'inscription au dos, tu n'en revenais pas ! – Là c'est lui qui sourit ^^ - Tu m'as avoué que tes sentiments étaient les mêmes. Depuis, nous ne nous sommes jamais quittés. Nous sommes d'ailleurs surnommés le « Couple de Poudlard » ! Tout allait bien, jusqu'à ce que Potter... Potter...

Son sourire disparaît aussitôt de son visage. Son regard devient sombre et froid. Je me recule légèrement, de peur qu'il s'emporte.

Malefoy : Il t'a... il t'a... poussé dans les escaliers ! Et... et c'est à cause de lui que... QUE TU NE TE SOUVIENS PLUS QUE JE T'AIME !!!!

Oh Mon Dieu ! Il se mit à crier de rage en disant ça. En même temps, son visage devient inondé par les larmes. Je n'en reviens pas. C'est complètement fou. Je mets une main sur ma bouche. Je dois le calmer, sinon il va tout casser !

Moi : - d'une voix suppliante – Calme-toi, s'il te plaît ! S'il te plaît ! Malef... Drago...

Il lève les yeux vers moi en m'entendant vouloir l'appeler Malefoy. Il pleure à ne plus s'arrêter. Le spectacle est tellement triste que je me mets à pleurer à mon tour. Lentement, je descends du lit et me jette dans ses bras. Surpris par ce mouvement inattendu, il hésite, puis me sert fort contre lui.

Ce geste me paraît, bizarrement, tout à fait normal. Il est sincère, et tellement touchant. Je sens son odeur. Il est grand, et je me sens tout de suite protégée. Je viens de rencontrer quelqu'un d'autre. Je viens de rencontrer le vrai Drago...

Oh Mon Dieu ! Chapitre Très Révélateur... Donnez-moi Votre Avis, Je n'Attends Que Ça !
Comme Vous L'avez Remarqué, C'est Le Troisième Chapitre que Je Publie De la Semaine... c'est Pour Me Faire Pardonner Mes Quelques Retards... XD
90 Com's = La Suite

# Posté le mercredi 09 avril 2008 14:23

Modifié le jeudi 10 avril 2008 10:56